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Se mentir à soi-même

Dans une société de la performance et de l'image, où les illusions de toute puissance et de jeunesse éternelles sont portées au pinacle, il est difficile de ne pas trahir ses aspirations profondes. D'autant plus que parfois, on les reconnaît à peine, n'y ayant jamais porté attention.

À force de vouloir se conformer aux pressions sociales de toutes sortes, on finit par ne plus savoir qui on est vraiment. Par peur de ne pas être aimé, certains se construisent dans l'objectif, parfois unique, de plaire à autrui. Pour paraître parfaitement adapté, la pseudo-réussite est brillante, l'image lisse et belle.

C'est pourtant ce qui s'appelle une construction en "faux-self", décrite et étudiée par Donald Winnicott (pédopsychiatre et psychanalyste) .

L'individu finit par se trahir, il dérive au hasard des diverses identifications qui l'attirent tour à tour, acceptant de vivre très éloigné de lui-même. La véritable personnalité reste cachée, enfouie, elle peut même être ignorée. Les désirs et émotions peuvent même être considérés comme négligeables ou inopportuns. À terme, c'est ne plus se sentir maître dans son corps, ne plus avoir confiance en ses forces, ne plus écouter son mental et ré-itérer une spirale de choix qui ne sont pas propres à soi.

Le sentiment de "se trahir" signale dans tous les cas, que quelque chose en nous, que nous ne connaissons pas, agit et nous fait aller dans un sens que nous ne souhaitons pas. Cette déperdition s'accompagne d'une grande souffrance, qui nécessite d'être reconnue en tant que telle.


Alors, comment revenir à soi?

Il s'agira de trouver les modes d'expressions pour laisser émerger la personnalité, au plus près des émotions, des sensations, pour ne plus trahir sa pensée, mais au contraire l'élaborer au travers des vécus.

Prendre conscience que certaines bases de construction ne nous conviennent plus constitue l'étape première pour ensuite créer les fondements d'une auto-réappropriation de soi. Faire le point de l'existant: où j'en suis? qu'est ce que je vis actuellement? qu'est ce qui me satisfait? qu'est ce qui ne me convient plus? Il est nécessaire d'apprendre à reconnaître ce qui est essentiel, pour revenir à ses fondamentaux, pour s'appuyer sur eux.


La sophrologie, et son panel de techniques aident à apprendre à revenir à soi, à son intériorité, à ses profondeurs, à retrouver son monde émotionnel et à prendre appui sur sa sécurité intérieure.

En détente sophronique, on pourra se connecter aux parts oubliées de soi, revisiter les blessures qui ont entraîné la quête du regard d'autrui, afin de les apaiser. Ensuite par des techniques de visualisation, apprendre à se faire confiance, à s'enrichir des expériences, à poser un nouveau regard sur ses valeurs fondamentales de vie.

La sophrologie permet de se mettre au contact de ses sensations, de ses ressentis, de réapprendre à se faire confiance et de faire les justes choix pour soi. Elle permet de se restituer à l'intérieur du corps, puis par la reliance entre le psychique et le corporel, de vivre à la fois l'authenticité et l'ouverture à la complexité.


Par Geneviève Abrial, Psychanalyste et Sophrothérapeute.

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© 2020 Marie-Cécile FLOURET Sophrologue

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